Prénom intemporel, en phase… Voici ce que pensent vraiment les Belges de leur prénom (et de celui de leurs enfants)
Chaque année, Statbel dévoile la liste des prénoms les plus donnés en Belgique l’année précédente, mais une autre question mérite d’être posée : que pensent ces enfants de leur prénom une fois devenus adultes ? De nombreux futurs parents passent des mois à hésiter sur ce choix déterminant. Et bonne nouvelle : pour la majorité de nos compatriotes le pari semble réussi, puisque la plupart se déclarent satisfaits du prénom qu’ils portent. L’intemporalité et l’adéquation avec leur personnalité et leur genre semblent être des facteurs décisifs à cet égard. Néanmoins, tout le monde ne parvient pas à rendre son enfant heureux, puisque 1 Belge sur 10 déclare ne pas être satisfait de son prénom, soit plus d’un million de personnes concernées. My Nametags, le plus grand fabricant d’étiquettes nominatives du pays, a voulu en savoir plus et a interrogé les Belges sur ce qu’ils pensent vraiment de leur prénom … et de celui qu’ils ont donné à leurs enfants. Leurs réponses en disent long.
- Si 70 % des Belges apprécient leur prénom, 20 % se montrent neutres et 10 % s’en déclarent insatisfaits.
- Parmi les insatisfaits, les principales raisons sont un prénom démodé (39 %) et un manque de correspondance avec leur personnalité (26 %).
- Les satisfaits apprécient surtout l’intemporalité (41 %), l’adéquation avec leur personnalité (38 %) et, pour 20 %, la correspondance avec le genre auquel ils s’identifient.
- Près de 5 % des Belges ont envisagé de changer de prénom au moins une fois.
- Ils sont plus de 5 % à déclarer en avoir en voulu à leurs parents pour le prénom qu’ils leur ont donné.
La majorité des Belges se montrent globalement satisfaits de leur prénom
Selon une étude récente d’iVOX* commanditée par MyNametags.be, 7 Belges sur 10 (soit 70 %) déclarent apprécier leur prénom. Toutefois, 1 sur 5 (20 %) reste neutre sur la question, et 1 sur 10 (10 %) exprime une insatisfaction. Ce ressenti varie selon l’âge, le genre et la région linguistique. Les plus jeunes se montrent globalement plus satisfaits : 73 % des moins de 34 ans et 74 % des 35-54 ans déclarent apprécier leur prénom, contre seulement 66 % chez les 55 ans et plus. Les femmes, de leur côté, sont plus nombreuses que les hommes à exprimer une insatisfaction (13 % contre 7 %), mais aussi à adopter une position neutre (24 % contre 16 %). Enfin, des différences apparaissent également entre le nord et le sud du pays : les néerlandophones sont plus enclins à se dire neutres vis-à-vis de leur prénom (25 %, contre 14 % chez les francophones).
Quand le prénom fait sens… ou pas
Parmi les personnes qui disent ne pas aimer leur prénom, plusieurs raisons reviennent fréquemment. Beaucoup le trouvent démodé (39 %), d’autres estiment qu’il ne reflète pas leur personnalité (26 %), et certains expliquent qu’il a été à la mode à une époque, mais qu’il ne l’est plus du tout aujourd’hui (15 %). Un décalage qui peut peser sur l’image qu’ils ont d’eux-mêmes… comme sur celle que les autres leur renvoient.
Le top 5 des prénoms les plus cités par les répondants insatisfaits, hommes et femmes confondus, reflète bien ces tendances. En tête, on retrouve le prénom Maria, souvent perçu comme démodé, trop courant et qui ne correspond pas vraiment à leur personnalité. Vient ensuite Annie, également jugé un peu dépassé ou mal adapté à leur caractère, puis Rita, considéré comme démodé, associé à une classe populaire, et décalé par rapport à leur identité. Christine, trop courant et démodé, ainsi que Josiane, vue comme démodé, lié à une classe sociale populaire et trop facilement tourné en dérision, qui complète ce classement.
De leur côté, les personnes qui se disent satisfaites de leur prénom le sont principalement parce qu’il est intemporel (41%), qu’il correspond à leur personnalité (38%) ou encore, qu’elles le trouvent en adéquation avec le genre auquel elles s’identifient (20%). À ce sujet, les néerlandophones sont plus nombreux à valoriser l’intemporalité (45 %, contre 35 % pour les francophones), tandis que les francophones se disent plus souvent attachés à l’idée que leur prénom reflète clairement le genre auquel ils s’identifient (27 %, contre 14 % chez les néerlandophones). Et cela se confirme dans les prénoms qui reviennent le plus souvent chez les répondants satisfaits. En tête de liste, Marc, un prénom qui revient souvent pour son côté intemporel et parce qu’il correspond bien à la personnalité de ceux qui le portent. Ensuite, Patrick, lui aussi jugé intemporel, en plus d’être en accord avec leur personnalité et leur culture. À la troisième place, Christian, apprécié pour les mêmes raisons : il traverse le temps et reflète bien qui ils sont. Isabelle arrive en quatrième, également citée pour son intemporalité et sa cohérence avec la personnalité. Enfin, Peter, à la cinquième place, est surtout valorisé pour son caractère intemporel.
Changer de prénom : une pratique encore rare, mais de plus en plus courante en Belgique
Bien que le changement de prénom concerne encore une minorité de la population, il semble prendre de l’importance ces dernières années. Environ 5 % des Belges interrogés déclarent avoir envisagé cette démarche à un moment donné de leur vie, et 1 sur 100 est allé jusqu’au bout en procédant au changement officiel. Les personnes âgées de moins de 55 ans sont plus nombreuses à dire qu’elles ont déjà envisagé de changer de nom : 10 % des moins de 34 ans, 7 % des 35-54 ans, contre 2 % des plus de 55 ans. En 2023, 5 762 personnes ont demandé à modifier leur prénom, un chiffre en hausse par rapport à 2022 (5 102 demandes) et à 2021 (4 844). Cette tendance, bien que marginale, reflète un intérêt croissant pour cette démarche.
D’autres, pour éviter de changer officiellement de prénom, préfèrent en utiliser un autre au quotidien : 4 % déclarent utiliser presque toujours un prénom différent, tandis que 6 % privilégient un surnom au quotidien. Fait rassurant, pour la majorité, la question ne se pose pas : plus de huit personnes interrogées sur dix (85 %) déclarent utiliser leur prénom officiel, sans jamais avoir envisagé de le modifier.
Le poids du choix des parents, parfois difficile à porter
Si la grande majorité des Belges (92 %) ne tient pas rigueur à leurs parents pour le prénom qu’ils portent, une petite fraction, plus de 1 sur 20, déclare leur en avoir voulu pour leur choix. Parmi eux, 1 sur 40 (2,5 %) est même allé jusqu’à le leur dire en face. Ce phénomène touche surtout les jeunes générations, qui sont bien plus enclines à remettre en question ce choix identitaire que leurs aînés (13 % des moins de 34 ans, 6 % des 35-54 ans, contre 2 % des plus de 55 ans). Lorsqu’on interroge les parents, les regrets sont encore plus rares : seuls 3 % déclarent aujourd’hui ne pas être pleinement satisfaits du prénom qu’ils ont donné à leur enfant.
« Cette étude montre à quel point les Belges sont attachés à leur prénom, ce prénom transmis par leurs parents et utilisé chaque jour dans leur vie personnelle comme professionnelle. Il suscite une palette d’émotions, le plus souvent positives, parfois plus nuancées, comme on l’a déjà observé dans d’autres pays. Un prénom, ce n’est pas anodin. C’est pourquoi nous veillons à ce qu’il soit mis en valeur de la meilleure manière sur nos étiquettes », déclare Lars Andersen, PDG de MyNametags.be.
Et vous, êtes-vous satisfait du prénom que vous portez ?
Sources :
* Étude Ivox réalisée pour le compte de My Nametags entre le 28 mars et le 4 avril 2025, auprès d’un échantillon représentatif de 1 000 Belges.
** SPF Justice – Données diffusées le 14 janvier 2024 via Belga


